INTERVENTION DU PRESIDENT D’ALERTES
DU 26 JANVIER 2004 A ALPES CONGRES
Nous arrivons au terme d’une démarche qu’ALERTES avait présentée comme devant être :
- d’écoute des personnes âgées elles-mêmes pour comprendre et mieux appréhender leurs aspirations, leurs besoins, leurs difficultés, leurs joies aussi...
Les personnes âgées ont droit à la parole, un droit dont elles nous ont dit qu’elles en étaient trop souvent frustrées.
- d’analyse avec elles, leurs familles, leurs associations, les professionnels, des mutations sociales, économiques, culturelles, qui marquent cette population, mutations dues à l’évolution de la société dans son ensemble, mais aussi à la mise en place de réformes telles que l’APA, la démarche qualité, les CLIC... Nous avons besoin de leur mémoire pour comprendre le présent et ouvrir les voies de l’avenir...
- de sensibilisation de la population, des élus, des pouvoirs publics afin de modifier une image trop souvent négative du vieillissement et des vieux. La vieillesse n’est pas une impasse thérapeutique et l’âge n’est pas à lui seul un facteur de dépendance.
Cette démarche citoyenne et participative avait pour objet immédiat de constituer un socle de propositions et de réflexions à partir duquel devrait s’élaborer le prochain schéma gérontologique départemental.
Nous sommes entrés dans une période d’élaboration, de négociations, de délibération avec une exigence : approfondir et concrétiser avec tous les intervenants du secteur gérontologique, les aspirations qui se sont dégagées de nos différentes initiatives et que je résumerai ainsi :
permettre à chacun jusqu’au bout de la vie de pouvoir vivre ses choix et ainsi de rester humain parmi les humains.
C’est à ce niveau d’intervention que se situe l’action d’ALERTES :
- sur le plan politique, l’association ne détermine pas son action par rapport à l’échiquier politique classique de droite ou de gauche, mais uniquement par rapport à la politique gérontologique mise en oeuvre par le gouvernement ou les collectivités locales.
Nous défendrons et nous soutiendrons auprès des pouvoirs publics quels qu’ils soient et à tous les niveaux, toutes les mesures qui permettront aux personnes âgées de bien vieillir.
Dans cet esprit, nous aborderons cette phase d’élaboration du schéma avec une double orientation : participation constructive et vigilance.
Nous resterons attentifs au développement d’une politique gérontologique impliquant de considérer la personne âgée quelle que soit sa situation physique, sociale ou psychique comme une personne avec tous les droits afférents à la personne, citoyenne à part entière, pleinement actrice de sa vie.
La question qui nous est aujourd’hui posée n’est pas celle du “Que faire ?”, les travaux de ces Etats Généraux y répondent, et ce sera le rôle du schéma que de concrétiser en moyens les besoins qui se seront exprimés ; mais c’est la question du “comment faire ?” qui implique la participation de la société toute entière et pas seulement des différentes institutions qui concourront à l’élaboration du schéma.
Comment allons-nous agir ensemble pour que chacun ait une place à part entière avec des droits égaux et équitables ?
Comment allons-nous intervenir pour que le libre choix de la personne ne soit pas seulement un leurre ou un mythe ?
Comment allons-nous agir auprès du législateur pour obtenir les moyens de mettre en oeuvre les droits qu’il a lui-même reconnus ?
C’est à quoi va désormais s’engager notre association dont l’objectif ambitieux est de rassembler, alerter,