Le schéma départemental
en faveur des personnes âgées
SOMMAIRE
introduction P5
1 Le contexte réglementaire : le cadre juridique et les objectifs du schéma départemental d’organisation sociale et médico sociale P6
2 Le bilan condensé du précédent schéma P7
3 Le découpage du département en 13 territoires P13
4 Organisation des travaux P13
5 Les états généraux de la gérontologie P16
6 Le champ d’intervention de l’Etat P19
I/ L’étude de la population âgée du département de l’Isère P31
I/1 L’analyse démographique P22
ü L’évolution démographique sur l’ensemble de la population française
(1990- 2004) P22
ü Les caractéristiques du département de l’Isère P23
ü Les perspectives d’évolution en Isère P24
ü La décomposition de la population âgée iséroise par territoire
et projections P25
I.2/ Les revenus, l’habitat et les conditions de vie P28
A - Le revenu fiscal moyen des personnes âgées en Isère P28
B – Les bénéficiaires de l’Allocation Supplémentaire de vieillesse P29
C – Les conditions de vie de la personne âgée iséroise P29
D – Les nouveaux arrivants de plus de 65 ans P30
I.3/ L’espérance de vie, les besoins de santé et la dépendance P 31
A – L’espérance de vie P31
B – Les principales causes de décès P32
C – Les pathologies et les besoins de santé P32
D – La dépendance P32
II/ Les 5 axes de la politique gérontologique 2006-2010 P34
Axe 1 : La citoyenneté P35
I.1. – Le respect des droits et libertés individuels et le consentement éclairé
de l’usager P36
I.2. – La lutte contre la maltraitance P39
I.3. – Les instances consultatives P42
I.4. – L’enquête CPDG P43
Fiche action 1.1 – La citoyenneté P44
Fiche action 1.2. – La prévention P46
Fiche action 1.3. - Les réseaux de bénévolat organisés autour des communes P48
Fiche action 1.4. – La reconnaissance de l’usager et de sa famille P50
Axe 2 : Le soutien à domicile P51
Introduction : Bilan de l’action menée P52
2.1. Fiche action 2.1. - Le transport P58
2.2. Fiche action 2.2. - Le logement adapté P60
2.3. Les services de soutien à domicile : les aides à domicile et les services de soins infirmiers :
Fiche action 2.3.1. – Le soutien aux services prestataires d’aide à domicile P62
Fiche action 2.3.2. - La qualité d’intervention des services prestataires
d’aide à domicile P64
Fiche action 2.3.3. - L’accès universel aux services prestataires d’aide
à domicile P66
Fiche action 2.3.4. - Le développement des SSIAD P67
2.4. Les prises en charge spécifiques P68
Fiche action 2.4.1. – Les maladies de type Alzheimer et les
maladies apparentées P68
Fiche action 2.4.2. - L’intégration dans la cité des personnes immigrées
âgées et les populations en exclusion sociale P70
Axe 3 : Les modes d’accueil alternatif P72
3.1. Fiche action 3.1. - Les projets intergénérationnels : l’accueil des étudiants chez les personnes âgées P73
3.2 Fiche action 3.2. - Les accueils de jour et les hébergements temporaires P75
3.3 Fiche action 3.3. – L’accueil familial P76
3.4. Fiche action 3.4. – Les logements foyers et les domiciles collectifs P78
Axe 4 : L’accueil en établissement P80
4.1. – L’offre d’hébergement en établissement P81
Introduction : Etat de l’offre d’hébergement par territoires et prospectives compte tenu du résultat de l’enquête sur l’entrée en établissement P82
Fiche action 4.1.1 – Nombre de places à créer et les projets à implanter (EHPAD classique) P106
Fiche action 4.1.2. – L’accueil des personnes handicapées
avançant en âge P109
4.2. – La démarche qualité P113
Introduction : La démarche qualité et la définition de l’EHPAD modèle P114
Fiche action 4.2.1. – La prise en charge des personnes âgées atteintes de maladie de type Alzheimer ou apparentées P119
Fiche action 4.2.2. – La démarche qualité et le prix de journée P1291
Axe 5 : L’organisation et la coordination territoriale P123
5.1 La coordination sociale, médico-sociale, sanitaire territorialisée P124
5.2 La création d’un dispositif d’observation du vieillissement P126
Fiche action 5.1. – Le développement en réseau et la coordination
Autour de la personne âgée P 127
INTRODUCTION
FONDEMENT ET PRINCIPES DU SCHEMA DEPARTEMENTAL D’ORGANISATION SOCIALE ET MEDICO SOCIALE POUR LES PERSONNES AGEES
1 – Le contexte reglementaire
Les nouveaux schémas d’organisation sociale et médico-sociale concernant les personnes âgées et personnes handicapées réalisés au cours de 2004 et 2005, pour la période 2006-2010, s’inscrivent dans un contexte législatif et réglementaire largement renouvelé :
- la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale,
- la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé,
- la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales,
- la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Sur le plan départemental, cet outil d’aide à la décision publique s’appuie désormais sur une politique territorialisée du Conseil général de l’Isère recomposée et renforcée.
Enfin, la convergence initiée au niveau national autour des politiques gérontologique et du handicap par la mise en place notamment d’un droit à la compensation pour l’usager (allocation personnalisée d’autonomie et prestation de compensation du handicap …) a conduit à privilégier, autant que faire se peut, des réponses de droit commun de proximité adaptées à la perte d’autonomie
Néanmoins, le schéma départemental, tout en recherchant une amélioration de l’offre aménagée en milieu ordinaire, demeure un outil de planification de création et/ou de restructuration des établissements et services sociaux et médico-sociaux.
Les objectifs des schémas d’organisation sociale et médico-sociale
Les principaux objectifs premiers des schémas sont fixés par l’article L. 312-4 du code de l’action sociale et des familles :
« 1° Apprécier la nature, le niveau et l’évolution des besoins sociaux et médico-sociaux de la population ;
2° Dresser le bilan quantitatif et qualitatif de l’offre sociale et médico-sociale existante ;
3° Déterminer les perspectives et les objectifs de développement de l’offre sociale et médico-sociale et, notamment, ceux nécessitant des interventions sous forme de création, transformation ou suppression d’établissements et services et, le cas échéant, d’accueils familiaux relevant du titre IV du livre IV ;
4° Préciser le cadre de la coopération et de la coordination entre les établissements et services mentionnés à l’article L. 312-1, à l’exception des structures expérimentales prévues au 12° du I de cet article, ainsi qu’avec les établissements de santé définis aux articles L. 6111-1 et L. 6111-2 du code de la santé publique ou tout autre organisme public ou privé, afin de satisfaire tout ou partie des besoins mentionnés au 1° ;
5° Définir les critères d’évaluation des actions mises en œuvre dans le cadre de ces schémas .
Le schéma départemental est adopté par le Conseil général après concertation avec le représentant de l’Etat dans le département, consultation du CODERPA et avis du comité régional de l’organisation sociale et médico-sociale selon les dispositions définies par l’article L. 312-5 du Code de l’action sociale et des familles.
Le schéma et ses recommandations évoluent aussi dans une dimension économique, en recherche d’équilibre et d’efficience (rapport qualité/coût), au regard d’une complexification croissante des risques sociaux et médico-sociaux générant des processus d’exclusion de certains publics.
Les modes d’actions développés, malgré les contraintes financières et les évolutions, rechercheront à la fois à mieux répondre aux besoins des personnes âgées et de leurs proches, à réduire ou compenser leur perte d’autonomie, tout en garantissant leur dignité.
Des approches et des réponses convergentes
Le développement local de l’action sociale et médico-sociale du Conseil général se construit actuellement dans une approche plus large et transversale, dépassant la définition d’objectifs de politiques sectorielles par « public ».
Le cloisonnement traditionnel entre personnes âgées dépendantes et personnes handicapées se révèle donc de moins en moins pertinent et l’application de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, en est la traduction législative la plus récente. La suppression des distinctions entre les personnes handicapées en fonction des critères d’âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux interviendra dans un délai maximum de 5 ans.
A cette fongibilité et transversalité des politiques publiques, se greffe une forme nouvelle de gouvernance locale qui se traduit notamment en Isère par la réorganisation et le redécoupage des territoires d’actions du Département.
Ces évolutions départementales de développement social non définitives permettront de mettre en place et de renforcer une solidarité et une coordination de proximité.
Les schémas se sont élaborés dans cette perspective.
2 – Le bilan condense du précédent schéma
Le premier schéma endirection des personnes âgées du département de l’Isère a été réalisé en 1993 et se voulait être un instrument de cohérence, de référence et d’acquisition d’une vision globale partagée des autorités publiques à l’échelle d’un département.
La révision de ce schéma réalisé conjointement avec l’Etat au cours de l’année 1999 avait, en particulier pour objectif, de proposer de nouvelles orientations prenant en compte les modifications apportées à l’organisation de la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie tant à domicile qu’en établissement, en accordant une attention particulière à la prise en compte de la souffrance chez la personne âgée et les intervenants du secteur gérontologique.
Il convient de présenter le bilan de la mise en œuvre des 17 recommandations préconisées.
Ø Recommandation n° 1 : Promouvoir une étude longitudinale sur les causes sociales ou médico-sociales de l’entrée dans la dépendance
Un projet de cahier des charges a été rédigé.
La réflexion reste engagée.
Ø Recommandations n° 2 et n° 9 : Soutenir toutes actions de prévention en direction des personnes âgées et permettre une expérimentation en réseau :
Les Comités Locaux d’Information et de Coordination (CLIC).
Au 15 octobre 2004, 6 CLIC ont reçu une labellisation conjointe du Préfet et du Président du Conseil général : 4 CLIC de niveau 1 (accueil, écoute, information, conseil et soutien aux familles) et 2 de niveau 3 (niveau 1 + évaluation individualisée et élaboration, mise en œuvre et suivi des plans d’aide)
Lors de la session du 18 avril 2003, le Conseil général de l’Isère a mis en place une participation annuelle de 55 000 € pour le financement d’un poste de coordonnateur par CLIC pour la prise en charge partielle des frais de fonctionnement.
Actions engagées :
- actions d’informations consacrées au thème de la maladie d’Alzheimer,
- de la prévention pour prévenir les effets de la canicule et de la sensibilisation au problème des chutes ;
- conférences organisées sur le thème de l’audition, de la maltraitance et des soins palliatifs ;
- séances d’information sur l’alimentation et la vaccination.
Ateliers mis en place : d’entretien de la mémoire, de conversation et de psychomotricité.
Actions envisagées : aide aux aidants, actions de prévention à destination des familles ayant en charge une personne âgée à domicile, mise en place de bilans de santé pour les retraités et création d’ateliers nutrition.
La prévention
Le Conseil Général de l’Isère a mis en place le 13 juin 2001, dans le cadre du schéma gérontologique, un groupe « Prévention Personnes Agées » dont l’objectif est d’œuvrer en partenariat avec les Centres Locaux d’Information et de Coordination Gérontologique (CLIC), afin de recenser au mieux les possibilités actuelles d’actions en matière de prévention du vieillissement en Isère, en s’inscrivant dans une démarche de promotion de la santé et du bien être.
I/ Les thématiques
- La rédaction du guide de la Prévention gérontologique
- La tuberculose
- La couverture vaccinale des personnes âgées
II/ Les actions de formation
Des actions collectives telles que des conférences, animations de rencontres, ateliers mémoire, organisation de CLIC en partenariat avec l’Etat.
Des actions individuelles telles qu’un travail d’accompagnement médico-social auprès des bénéficiaires d’un plan d’aide APA, des formations diplômantes…
III/ Réflexion en cours
- Un groupe de travail relatif aux « conseils en matière de vieillissement avant et après la retraite »est en cours de constitution. Une réflexion est engagée sur la réalisation d’une brochure destinée aux futurs et jeunes retraités.
ØRecommandation n° 3 : Promouvoir la qualité de prise en charge des services d’aide et de soins à domicile :
Adapter les services d’aide et de soins à domicile pour une meilleure réponse aux besoins (garde de nuit et week-end)
I / La continuité de service le week-end
Couverture toujours insuffisante les week-ends et jours fériés par les prestataires (1 à 2 % du volume d’activité), palliée par le mandataire ou le gré à gré.
II / Actions réalisées par le Département
L’accord cadre relatif au développement du soutien à domicile a été signé en Novembre 2003 entre l’Etat, le Département, la CRAM, la MSA, l’UDCCAS, l’UDASSAD, l’ADMR, et ESP 38. Il acte les engagements des financeurs autour de la qualité, la coordination, la formation et la tarification.
Le Département de l’Isère a mis en œuvre la tarification des services d’aide à domicile dès le BP 2004 pour les associations ADMR, les ADPA de Grenoble, Vienne et Bourgoin-Jallieu et les CCAS de Saint-Martin d’Hères et Saint Marcellin. Cette tarification a permis notamment de garantir le financement de l’accord de branche sur les emplois et rémunérations.
Pour que les usagers de l’APA n’aient pas à supporter les augmentations de tarif horaire, le Département prend en charge sous forme de dotation la différence entre le tarif arrêté et le tarif national fixé par la CNAV, dans le cadre d’une politique facultative.
III / Evolution de la capacité des places de SSIAD dans l’Isère
De 1 184 places fin 1999, la capacité des services de soins à domicile l’Isère est passée à 1 336 places financées en 2004, sans compter une enveloppe de 8 places en attente et annoncée par le Ministère.
Ø Recommandation n° 4 : favoriser les solutions alternatives à l’hébergement : L’accueil de jour
Le centre d’accueil de jour, structure extra-hospitalière de soins en milieu ouvert permettant d’accueillir à la journée des personnes âgées souffrant de pathologies diverses physiques (et) ou psychiques rendant l’équilibre de vie au quotidien précaire est une de ces solutions.
Trois délibérations de l’assemblée départementale ont été adoptées :
- la délibération de l’assemblée départementale adoptée en octobre 2000 vient préciser les critères et les modalités de créations des centres d’accueil de jour.
- la délibération de l’assemblée départementale adoptée en mars 2002 vient déterminer le principe de fixation des tarifs journaliers permettant de déterminer l’aide personnalisée d’autonomie (APA).
- la délibération de l’assemblée départementale adoptée en octobre 2005 vient fixer les conditions d’admission à l’aide sociale pour les utilisateurs de l’accueil de jour.
- Nombre de places existantes au 31/12/2004 :
o 62 places en accueil de jour rattaché à un établissement
o 30 places en accueil de jour autonome.
Ø Recommandation n° 5 : Soutenir la politique de l’accueil familial, notamment par :
- l’amélioration de la qualité de prise en charge (formation des familles d’accueil),
- un meilleur partenariat entre établissements personnes âgées et familles d’accueil,
- l’accueil alternatif
L’accueil familial a connu une profonde réorganisation en 2002, avec la mise en place de l’APA à domicile. Les équipes médico-sociales du Département assurent désormais le suivi des personnes âgées hébergées en accueil familial et l’ASMI assure l’enquête sociale dans le cadre des demandes d’agrément.
La loi de modernisation sociale (17/01/2002) a apporté de profonds changements au cadre légal de l’accueil familial.
Un groupe de formation théorique ainsi qu’un groupe d’échange de la pratique ont été organisés en 2002, confiés au centre pluridisciplinaire de gérontologie
Ø Recommandation n° 6 : Continuer à maintenir la capacité d’hébergement
Le schéma prévoyait le maintien de la capacité existante en 1993 et l’autorisation de création par redéploiement de places des secteurs excédentaires vers ceux déficitaires. Au 31 décembre 1993, la capacité autorisée était de 10 653 places. Au 30 janvier 2003, la capacité autorisée était de 10 247 places. Le schéma avait ainsi constaté un différentiel négatif à combler de 406 places et un gros déficit sur l’agglomération.
C’est ainsi que le comité de suivi du schéma gérontologique a priorisé 8 projets de création ou d’extension de capacité en cours de réalisation. 335 places validées par le CROSMS au 31/12/2004.
Ø Recommandation n° 7 : poursuivre la médicalisation
La médicalisation se fait à travers la négociation de conventions tripartites entre la DDASS, le Conseil général et les établissements qui se portent volontaires.
A l’issue de l’assemblée départementale de décembre 2004, 65 conventions tripartites ont été négociées.
Ø Recommandation n° 8 : Poursuivre la politique d’investissement afin d’améliorer l’accueil en établissement.
I - Immobilier
Les délibérations du 10 décembre 1999 (BP 2000), du 23 juin 2000 et du 15 décembre 2003 (BP 2004) récapitulent et précisent l’ensemble des critères de subventionnement :
- aide à la création et à l’extension d’établissements médicalisés sans but commercial,
- aide à la réhabilitation et à la restructuration d’établissements médicalisés selon certains critères (mise aux normes, suppression de chambres à plusieurs lits, création d’unité psycho-gériatrique, adaptation des locaux pour l’accueil de personnes âgées psychiquement dépendantes,
- mise en place de régimes particuliers pour les foyers logements disposant d’une cure médicale et pour les domiciles collectifs.
II – Mobilier
La délibération du 20 juin 2003 identifie l’aide à l’équipement mobilier.
Ø Recommandations n° 10 : : Elaborer une fiche « standard » gériatrique
Dossier d’entrée en établissement
Un document a été élaboré par un groupe de travail, auquel ont participé l’UDIAGE et les coordonnateurs de CLIC.
Il s’agit d’un dossier de demande d’admission en établissement pour personnes âgées, comprenant une fiche d’autonomie et une fiche médicale qui pourra faire l’objet d’une expérimentation sur trois mois.
Par ailleurs, un travail a été réalisé depuis plusieurs mois, en lien avec le CLIC de Grenoble et le CHU, sur la mise en place d’une plate-forme d’échanges pour les professionnels de santé (PEPS).
ØRecommandation n° 11 : Recommander une amélioration de la formation de tous les intervenants auprès des personnes âgées
et plus particulièrement des personnes âgées dépendantes, notamment par une étude sur les conditions nécessaires à une bonne motivation des personnels.
I / La formation de l’aide à domicile
La formation a été engagée tardivement, avec la mise en place du diplôme d’auxiliaire de vie sociale, de la validation des acquis de l’expérience et la reconnaissance des diplômes dans la rémunération des salariés.
II / la formation d’aide médico-psychologique en établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes
Dans le cadre de la mise en place de l’APA et de la nouvelle tarification, l’assemblée départementale a voté pour les exercices 2002 à 2004 des crédits annuels de 575 000 € pour favoriser une formation en cours d’emploi en faveur d’agents exerçant dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, à savoir une formation d’aide médico-psychologique.
Entre 2002 et 2004, 75 financements ont été répartis entre les établissements (soit 25 postes par an).
Compte tenu du premier bilan réalisé sur ce dispositif en juin 2004, le financement pour 25 postes a été reconduit par l’assemblée départementale sur l’exercice 2005.
ØRecommandation n° 12 : promouvoir une étude sur la création d’un site internet
Actions menées par l’UDIAGE avec l’aide du département
· Création d’un Site Internet permettant la consultation de l’ensemble de nos documents d’information. Nombre de consultations : 900 en 2002, 1 913 en 2003 et 3 442 en 2004
· Création de la Base de Données d’Informations Gérontologiques
Ø Recommandation n° 13 : Poursuivre la réflexion sur les différents accueils pour personnes handicapées âgées
Le Conseil général de l’Isère a identifié l’existence d’un besoin spécifique d’hébergement des personnes handicapées âgées (plus de 60 ans) en secteur gérontologique.
Il a acté en 2004 sa reconnaissance des unités d’accueil pour personnes handicapées âgées au sein des EHPAD en leur octroyant des moyens supplémentaires en personnel (0,75 ETP par unité de 14 lits) entièrement financés par le budget départemental de l’aide personnalisée à l’autonomie en établissement.
Ø Recommandation n° 14 : soutenir les logements foyers dans leur évolution en fonction des besoins locaux et compte tenu des contraintes administratives et juridiques
Les logements foyers pour personnes âgées en Isère
2 fermetures enregistrées entre 2000 et 2004 liées à des difficultés d’occupation ou des questions de sécurité (36 places).
Transformation de 217 places de LFPA en place d’EHPAD effectives courant 2005
|
Places en LFPA non médicalisées
|
2000
|
2005
|
|
Places autorisées
|
2 457
|
2 237
|
|
Places autorisées et habilitées
|
2 386
|
2 159
|
Aspect sécurité : les établissements concernés ont été informés que la réglementation en vigueur classe désormais administrativement tous les logements foyers en type J.
Aide personnalisée à l’autonomie : Les LFPA n’étant pas adaptés à l’accueil de résidants dépendants (inadaptation des locaux et manque de moyens humains), il a été décidé qu’ils n’ouvraient pas droit à l’APA en établissement mais à l’APA à domicile.
Ø Recommandation n° 15 : mettre en place une réflexion et poursuivre le partenariat en vue d’apporter une réponse de qualité au vieillissement des travailleurs migrants
Sur les 1700 personnes concernées par la problématique du vieillissement, 50 % d’entre elles sont accueillies dans les structures SONACOTRA de l’agglomération grenobloise. Pour 70% d’entre elles, le revenu mensuel n’excède pas 800 euros.
LES SOLUTIONS : un maintien à domicile dans de bonnes conditions par l’adaptation du logement, l’aide à la vie quotidienne, des réponses en terme de vie sociale, santé, accès au droit…
Le dispositif du maintien à domicile s’articule sur 4 axes majeurs :
1 – La fonction de veille et d’alerte par le repérage de situations problématiques.
2 - La prise en charge individuelle par les professionnels, repose sur une évaluation de la situation de la personne, un plan d’aide adapté à sa situation, une mobilisation des acteurs de la gérontologie.
3 - Les actions collectives de prévention et d’information pour les questions de santé publique et celles du vieillissement.
4 – L’adaptation du logement.
Le groupe de travail du schéma suivant devra poursuivre la mission en fonction de ces 4 axes, mais étendre l’analyse à toute les populations immigrées âgées du département, afin de promouvoir des réponses adaptées (autres associations, secteur Nord Isère …).
Ø Recommandation n° 16 : analyser les effets de la mise en place de la nouvelle tarification
Pour l’analyse des effets de la mise en place de la nouvelle tarification, deux groupes de travail ont été mis en place :
- Le comité de suivi de la réforme de la tarification
Ce comité s’est réuni une fois en mars 2003 pour faire un bilan d’étape sur les conventions tripartites négociées.
Le comité devra se réunir à nouveau afin de faire le bilan des conventions tripartites signées tant en terme de moyens alloués qu’en terme de résultats obtenus.
- La commission départementale de coordination médicale
Cette commission s’est réunie trois fois ; en avril 2001, en septembre 2002 et en février 2003.
Ø Recommandation n° 17 : étude des attentes des nouvelles générations de retraités
Suite à l’étude réalisée en 2000 par le CPDG et financée par le Conseil Général de l’Isère, celle-ci a été réactualisée par les mêmes acteurs en 2003, dans le cadre des Etats Généraux de la Gérontologie. Cette étude, toujours financée par le Conseil Général de l’Isère a permis d’orienter les travaux du schéma.
3 - Le découpage du département en 13 Territoires
Dès 2003, le Département a lancé une vaste réorganisation de territorialisation de ses compétences d’action sociale. Parallèlement au redécoupage géographique, ces nouveaux territoires se sont vus confier une large délégation sur les compétences sociales des départements.
Ils doivent ainsi être confortés comme lieux ressources facilement identifiables pour les usagers, mais également pour les professionnels afin d’assurer une meilleure coordination des acteurs locaux de l’action sociale.
Lors de la session de décembre 2004, l’assemblée départementale a approuvé la création d’un nouveau découpage du Département en treize territoires pour les projets de territoire, la contractualisation avec les collectivités et l’organisation des services départementaux.
La mise en œuvre des projets de territoires s’appuie sur les contrats territoriaux et les maisons du département regroupant différents métiers du Conseil général afin de :
- rendre plus lisibles et plus accessibles les services départementaux aux usagers,
- améliorer la qualité de l’accueil et du service,
- offrir un interlocuteur privilégié aux acteurs du territoire.
3 – Organisation des travaux des schémas
Des groupes de travail communs aux deux schémas « personnes âgées » et « personnes handicapées » ont été mis en place tel que le groupe de travail piloté dans le cadre du schéma gérontologique « reconnaissance de l’usager et de sa famille » reprenant notamment la mise en œuvre des outils de la loi du 2 janvier 2002, insistant sur l’importance de la place des familles dans le fonctionnement des institutions et la qualification des professionnels (formation, analyse des pratiques, écoute).
L’élaboration des schémas s’est conduit dans le cadre d’une large concertation. Les travaux du schéma personnes handicapées ont débuté sur 2004 avec la constitution échelonnée de 5 groupes de travail propres au handicap, soit :
- personnes handicapées âgées
- accueil à la journée des personnes adultes handicapées
- accueil à la journée des enfants
- travail des personnes handicapées
- équipements médico-sociaux pour adultes lourdement handicapés
Concernant le schéma gérontologique, 9 groupes de travail ont été mis en place dont 5 spécifiques au secteur « personnes âgées » :
- Alzheimer et démences apparentées
- domicile
- outils de la communication
- vieillissement des populations immigrées
- établissements
De plus, 4 groupes de réflexion communs aux secteurs des personnes âgées et du handicap, pilotés dans le cadre du schéma des personnes âgées ont été mis en place et concernent les thèmes transversaux suivants :
- logement
- bénévolat
- formation
- reconnaissance de l’usager et de sa famille
L’organisation des travaux des deux schémas avec la présence de deux comités techniques et d’un comité de pilotage commun se présente comme suit :
Comité de pilotage commun
|
Information au C
Comité technique PA
Coderpa
|
|
9 groupes de travail
|
4 groupes communs
|
5 groupes de travail
|
|
|
(pilotés dans le schéma PA)
|
|
|
- Alzheimer et démences apparentées
|
- logement
|
- PH âgées
|
|
(coord. : Pr FRANCO)
|
(coord. : M. BONDA)
|
(coord. : Mmes PELLOUX et CANDELA)
|
|
1. diagnostic et prise en charge des démences de
|
1. financements de l’adaptation
|
|
|
type Alzheimer et apparentées (Dr MOREAUD)
|
(Mmes ABELLA et BACOUET)
|
- travail des PH
|
|
2. prévention et prise en charge des
|
2. du logement à son environnement
|
(coord. : MM. SENEBIER, JULO,
|
|
situations de crise (Dr COUTURIER)
|
(M. MALOT)
|
PELLETIER)
|
|
3. prise en compte des besoins
|
3. solutions intermédiaires entre
|
|
|
spécifiques des patients et des familles (M. DOUGNON et
|
logements diffus et établissements
|
- accueil à la journée des adultes
|
|
Mme HERMAND)
|
spécialisés (M. TILELT et
|
(coord. : M. GALATIOTO et Mme PEPIN)
|
|
- domicile (coor. : M. ANCILLON)
|
Mme ROBIANI)
|
|
|
1. modernisation des services prestataires
|
4. maillage des territoires et des
|
- accueil à la journée des enfants
|
|
d’aide à domicile (Mme DUPOND)
|
actions des secteurs de l’habitat
|
(DEF/DDASS)
|
|
2. articulation entre secteur sanitaire et
|
et du médico-social
|
|
|
médico-social dans la prise en charge des
|
(Mmes RUELLE et Mlle HILAIRE)
|
- équipements pour PH avec handicap lourd
|
|
personnes lourdement handicapées
|
|
(coord. : MM. PEYRET et MOULLAN)
|
|
(Mme LEVY-NEUMAN)
|
- bénévolat
|
|
|
3. complémentarité des secteurs
|
(coord. : M. GIARD)
|
|
|
gérontologique et du handicap autour des
|
1. les associations du département
|
|
|
notions d’information, d’orientation et
|
2. métiers et compétences requises
|
|
|
d’accompagnement (Mme DENAT)
|
3. partenariats, travail en réseau
|
|
|
|
et coordination
|
|
|
- outils de la communication
|
|
|
|
(coord. : M. FAGES)
|
- formation
|
|
|
1. information en direction des personnes
|
(coord. : M. BLANC et
|
|
|
âgées, handicapées et des professionnels
|
Mme BOCHIROL)
|
|
|
(Mme DEPLANTE)
|
1. sens du travail auprès des
|
|
|
2. partage d’informations entre
|
PA et PH
|
|
|
professionnels (M. CUZIN)
|
2. métiers et compétences requises
|
|
|
3. mise en relation (lutte contre
|
3. partenariats, travail en réseau
|
|
|
l’isolement (M. FAGES)
|
et coordination
|
|
|
|
|
|
|
- vieillissement des populations
|
- reconnaissance de l’usager et de
|
|
|
immigrées (Coord. : M. BALDOS)
|
sa famille(M. GIARD)
|
|
|
|
|
|
|
- établissement (coord. : Mme CHEVAUX)
|
|