Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode
de vie. Elle doit pouvoir profiter de l’autonomie permise par ses
capacités physiques et mentales, même au prix d’un certain risque.
ARTICLE II - DOMICILE ET ENVIRONNEMENT
Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou
établissement, doit être choisi par elle et adapté à ses besoins. Des
aménagements doivent être proposés pour lui permettre de rester chez
elle.
L’architecture des établissements doit être conçue pour répondre aux
besoins de la vie privée. L’espace doit être organisé pour garantir
l’accessibilité, l’orientation, les déplacements et garantir les meilleures
conditions de sécurité.
ARTICLE III - UNE VIE SOCIALE MALGRÉ LES HANDICAPS
Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de
communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société.
La vie quotidienne doit prendre en compte le rythme et les difficultés
des personnes âgées en situation de dépendance, que ce soit en
institution ou au domicile.
ARTICLE IV - PRÉSENCE ET RÔLE DES PROCHES
Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est
indispensable aux personnes âgées en situation de dépendance. Le rôle
des familles qui entourent de leurs soins leurs parents âgés dépendants
considérée comme un objet passif de soins, que ce soit au domicile, en
Toute personne en situation de dépendance devrait voir protégés ses biens mais aussi sa personne.
Ceux qui initient ou appliquent une mesure de protection ont le devoir
d’évaluer ses conséquences affectives et sociales. La sécurité physique
et morale contre toutes agressions et maltraitances doit être
sauvegardée.
ARTICLE XIV - L’INFORMATION, MEILLEUR MOYEN DE LUTTE CONTRE L’EXCLUSION
L’ensemble de la population doit être informé des difficultés
qu’éprouvent les personnes âgées en situation de dépendance.
L’exclusion peut résulter aussi bien d’une surprotection infantilisante
que d’un rejet ou d’un refus de la réponse aux besoins. L’information
concerne aussi les actions immédiates possibles.
institution ou à l’hôpital.
La tarification des soins doit être déterminée en fonction des besoins
de la personne âgée dépendante et non de la nature du service ou de
l’établissement qui la prend en charge.
ARTICLE X - QUALIFICATION DES INTERVENANTS
Les soins que requiert une personne âgée dépendante doivent être
dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant.
Une formation spécifique en gérontologie doit être dispensée à tous
ceux qui ont une activité professionnelle qui concerne les personnes
âgées.
ARTICLE XI - RESPECT DE LA FIN DE VIE
Soins et assistance doivent être procurés à la personne âgée en fin de
vie et à sa famille. Lorsque la mort approche, la personne âgée doit être
entourée de soins et d’attentions adaptées à son état.
Le refus de l’acharnement ne signifie pas un abandon des soins mais
doit, au contraire, se traduire par un accompagnement qui veille à
combattre efficacement toute douleur physique et à prendre en charge
la douleur morale.
ARTICLE XII - LA RECHERCHE : UNE PRIORITÉ ET UN DEVOIR
La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement et la dépendance
est une priorité. Seule la recherche peut permettre une meilleure
connaissance des déficiences et maladies liées à l’âge et faciliter leur
prévention.
Le développement d’une recherche gérontologique peut à la fois
améliorer la qualité de vie des personnes âgées en situation de
dépendance, diminuer leurs souffrances et les coûts de leur prise en
charge.
ARTICLE XIII - EXERCICES DES DROITS ET PROTECTION JURIDIQUE DE LA PERSONNE
Toute personne en situation de dépendance devrait voir protégés ses
biens mais aussi sa personne.
Ceux qui initient ou appliquent une mesure de protection ont le devoir
d’évaluer ses conséquences affectives et sociales. La sécurité physique
et morale contre toutes agressions et maltraitances doit être
sauvegardée.
ARTICLE XIV - L’INFORMATION, MEILLEUR MOYEN DE LUTTE
CONTRE L’EXCLUSION
L’ensemble de la population doit être informé des difficultés
qu’éprouvent les personnes âgées en situation de dépendance.
L’exclusion peut résulter aussi bien d’une surprotection infantilisante
que d’un rejet ou d’un refus de la réponse aux besoins. L’information
concerne aussi les actions immédiates possibles.
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à domicile, doit être reconnu. Ces familles doivent être soutenues dans
leurs tâches, notamment sur le plan psychologique.
ARTICLE V - PATRIMOINE ET REVENUS
Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son
patrimoine et de ses revenus disponibles. Elle doit pouvoir en disposer
conformément à ses désirs, sous réserve d’une protection légale, en cas
de dépendance psychique.
Il est indispensable que les ressources de la personne âgée soient
complétées lorsqu’elles ne lui permettent pas d’assumer le coût des
handicaps.
ARTICLE VI - VALORISATION DE L’ACTIVITÉ
Toute personne âgée dépendante doit être encouragée à conserver des
activités.
Développer des centres d’intérêt évite la sensation de dévalorisation et
d’inutilité. La participation volontaire à des réalisations diversifiées et
valorisantes doit être favorisée.
ARTICLE VII - LIBERTÉ DE CONSCIENCE ET PRATIQUE RELIGIEUSE
Toute personne âgée dépendante doit pouvoir participer aux activités
religieuses ou philosophiques de son choix.
ARTICLE VIII - PRÉSERVER L’AUTONOMIE ET PRÉVENIR
La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui
vieillit. La vieillesse est un état physiologique qui n’appelle pas en soi de
médicalisation. Une démarche médicale préventive se justifie, chaque
fois que son efficacité est démontrée. Les moyens de prévention
doivent faire l’objet d’une information claire et objective du public, en
particulier des personnes âgées, et être accessibles à tous.
ARTICLE IX - DROITS AUX SOINS
Toute personne âgée dépendante doit avoir, comme tout autre, accès
aux soins qui lui sont utiles. Aucune personne âgée ne doit être