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L’intergénération en marche : Exposé Jean-Claude CHERHAL 31.03.09


 L’intergénération en marche
AG OMR Eybens 31 mars 2009


Jean-Claude Cherhal
Responsable du groupe de travail Intergénération d’ALERTES
qui réunit près de 30 personnes depuis 3 ans.

Ce thème soulève la question de l’harmonie de plus en plus difficile entre les âges.
(Cf La Lettre de l’OMR n°10)


L’exposé sera en 5 points :

I – QUELQUES DEFINITIONS ET EXEMPLES

Qu’est-ce qu’une génération ?
— Le plus communément c’est l’intervalle de temps qui sépare deux degrés de filiation dans une famille : entre enfants, parents, grands parents,arrière grands parents.

— Plus généralement c’est l’ensemble des personnes ayant le même âge à la même époque, regroupées par tranche de nombre d’années 20 – 25 ou 30 ans par exemple.

Ainsi notre groupe a distingué 6 groupes d’âge sociologiquement assez différenciés dans la société française actuelle :
1 - Les enfants et les adolescents, nés avec les nouvelles technologies,
2 - Les 18 - 30 ans, en recherche difficile d’insertion dans la vie,
3 - Les 30 - 50 ans hyper actifs, qui portent sur leurs épaules l’essentiel de l’activité économique mais aussi son stress,
4 - La “génération sandwich” des 50 - 65 ans, déjà marginalisée dans l’entreprise, aidant parfois en même temps leurs enfants et leurs parents,
5 – Les retraités de 65 à 80, en bonne forme , consommateurs , et souvent actifs dans les associations,
6 - Enfin les personnes les plus âgées, au delà de 80-85 ans, dont le nombre augmente rapidement et dont certains sont en situation de perte d’autonomie.


L’intergénération concerne donc l’observation et la connaissance des liens et relations entre les générations à un moment donné.
C’est un mot nouveau qui n’existe pas dans le dictionnaire.

Pour mieux se comprendre il est utile de distinguer

- les relations intergénérations intrafamiliales, c’est à dire dans les familles

- des relations intergénérations extrafamiliales dans le quartier, la ville, la nation.



Pourquoi parle t-on d’intergénération maintenant ?

II – A CAUSE DE QUELS CHANGEMENTS ?

Ces dernières décennies de profonds changements sont intervenus :
— La durée moyenne de la vie a beaucoup augmenté, 77,6 ans pour les hommes-84,4 ans pour les femmes en 2008, 1 trimestre de plus par an, où un enfant sur trois naissant actuellement devrait devenir centenaire,
— Le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans augmente maintenant plus vite que celui des jeunes de moins de 20 ans
— Une génération de plus commence à vivre de plus en plus souvent en même temps, jusqu’à cinq, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité.
— Dans notre pays il y a maintenant 2 générations distinctes de retraités,
— Enfin l’évolution très rapide des modes de vie et des pratiques culturelles en particulier avec le développement des nouvelles technologies, la mobilité professionnelle, les niveaux d’études, l’évolution des nouveaux modèles de familles, la situation des femmes accélèrent les différenciations entre générations et au sein même de chaque génération beaucoup plus vite qu’avant entre deux générations, où les familles vivaient en proximité.

C’est une situation nouvelle inédite, pour laquelle les solutions nouvelles sont à imaginer et inventer.

Mais c’est aussi une formidable chance et bonne nouvelle : on vit plus longtemps et plus longtemps en bonne santé !
C’est aussi très bon pour l’économie et la recherche : dans les domaines de la Santé, la Consommation, le Tourisme, l’Emploi


A partir de quel âge est-on « vieux » ? et ce mot a-t-il un sens ?
Oui et non, attention au langage, Les mots n’ont plus le même sens qu’il y a 50 ans.
A l’âge de la retraite on était bien fatigué. Depuis on a gagné 15 ans d’espérance de vie. Le retraité de 60-65 ans n’est plus le même.
On parle de personnes âgées, seniors, aînés, grands aînés.
A ALERTES on n’a pas peur du mot vieux. Mais sociologiquement il est maintenant souvent réservé aux plus âgés à partir de 80 à 85 ans,
Les nouveaux retraités ne veulent pas être appelé ainsi, surtout avec l’image de la mode du jeunisme et un refus de vieillir qui domine dans les médias, quitte à être dans le déni et l’impréparation à ce vieillissement.



III – QUELLES RELATIONS INTER GENERATIONNELLES DANS LA FAMILLE ?
(Cf La conférence de Régine OLINGER, psychothérapeute)


Les familles changent beaucoup :
Le modèle de la famille du XIXe siècle et le Code Civil (mars 1804) qui en avait créé les fondements est aujourd’hui très ébranlé, exemples :
— Avec l’augmentation des divorces,
— L’effacement de l’autorité suprême du père,
— L’activité professionnelle des femmes qui s’est fortement développée.

Pour la première fois en France, un enfant sur 2 naît en dehors du mariage habituel. La durée moyenne d’un mariage est de 13 ans.
La famille actuelle est à géométrie variable, conjugale classique, monoparentale, recomposée, en union libre ...

- On voit apparaître une nouvelle famille avec peu de membres à chaque génération et plus de générations qui coexistent.

- Le rôle du père a changé. Il n’est plus fondé sur la transmission patrimoniale ou patronymique, la protection physique, matérielle et morale.

- Autre changement : l’effacement de l’éducation autoritaire. Parallèlement s’est développé le principe d’autonomie. Aujourd’hui, il est important d’être indépendant.
La famille du XXIe siècle cesse d’être seulement patrimoniale, elle est plus affective.
Les notions d’obligation et de devoir ne sont plus aussi contraignantes. Une importance nouvelle est donnée à l’amour et à la tendresse. Maintenant l’affection se dit ; la peine aussi. La tendresse s’exprime, se témoigne. Les relations sont plus confiantes, les confidences sont plus libres.
La famille continue de transmettre. Elle réaménage les valeurs de la société .Elle intègre les nouvelles normes de l’individualisme et de l’épanouissement de soi tout en maintenant les solidarités intrafamiliales.
C’est un engagement au long cours. Il est clair que les relations familiales sont aussi objets de tensions et de conflits plus ou moins vifs. Les discussions, ruptures et retrouvailles sont nombreuses.


Quelles solidarités familiales ?
L’entraide familiale se fait de façon descendante et aussi ascendante,
en particulier par ces générations « pivots », qui aident à la fois leurs parents âgés, éventuellement en perte d’autonomie, et qui aident aussi leurs enfants, voire leurs petits-enfants.

1 - L’argent
Les dons d’argent aujourd’hui s’adressent principalement aux jeunes. C’est une situation historiquement nouvelle.
Ainsi la généralité du don d’argent des grands-parents aux petits-enfants est une quasi institution (études, logement, achat voiture, ...) .Ces aides financières permettent de réduire les inégalités intergénérationnelles.

2- Le don. Il se fait aussi sous forme de don matériel et sous forme de service.
Les services, c’est du don « de temps »
Dans la vie quotidienne des familles, les services les plus répandus sont d’ordre domestique :
· entretien du linge
· la cuisine
· les courses
· l’aménagement et la décoration du logement
· tous les travaux liés aux bâtiments, aux jardins …
Ces échanges de services sont bien sûr plus faciles lorsqu’il y a proximité géographique.

3 - Le grand-parentage
On peut dire que la descendance s’accomplit pleinement à la naissance d’un petit enfant.
Les grands-parents tiennent une grande place auprès des petits-enfants par le biais de la garde de manière régulière ou occasionnelle et pendant les vacances scolaires.
Les parents âgés sont maintenant alertes et indépendants. Il en est parfois de même pour les arrières-grands-parents.

4 - L’entraide familiale fonctionne aussi sur le principe du besoin.
Les services échangés dans les familles sont ainsi fonction des événements : par exemple à l’arrivée d’un petit enfant, la maladie d’un membre de la famille, le décès, le chômage, la séparation.
En conséquence elle est particulièrement active et importante lorsque la famille traverse des moments difficiles. Le premier soutien est fourni par le conjoint, mais en cas de veuvage, ce sont les enfants qui sont les principaux aidants.

5 – Les décès et la transmission des biens sont des moments exceptionnellement forts des relations entre générations dans les familles. 

a) Le bien des familles qui paraît le plus symbolique est souvent la maison de famille.
L’âge de la transmission naturelle liée au décès est maintenant considérablement retardée, et les donations du vivant ont beaucoup augmenté.

b - Lorsqu’il n’y a pas de biens importants, tous les objets sans valeur marchande deviennent "inestimables".
Tout d’abord, des objets qui renvoient à l’environnement familier dans la maison des parents ou des grands-parents. Il y a aussi les effets personnels. Il y a des objets d’hommes et des objets de femmes. Il suffit de les voir pour "revoir" les parents disparus, les sentir presque.
Il y a aussi les photographies qui vont permettre des albums de famille et des récits. Tous ces objets et photos nous confortent dans le sentiment d’appartenance.
Il est très rare que les lignées n’aient rien gardé, objets ou photos, des générations précédentes parce que symboliquement ce serait comme rompre l’alliance entre les générations.

Malgré l’éloignement géographique, un habitat séparé, beaucoup de familles de plusieurs générations gardent des liens les unes avec les autres.
Avec les incertitudes face aux changements rapides et en ces temps de crise, la famille reste une valeur refuge, un lien essentiel de la société.
Mais on voit aussi de grande inégalité pour ceux qui n’ont pas, ou s’exclue, de ce recours. On peut voir maintenant des jeunes français dans les organismes qui accueillent les gens dans la rue, Secours Populaire, Secours Catholique ou chez le père Fréchet. 

 

Voyons maintenant

IV – LES RELATIONS INTER GENERATIONNELLES DANS LA VILLE

Les domaines répertoriés des actions inter générations possibles sont nombreux.
Ils concernent : la vie festive et les loisirs, la culture, la mémoire, la transmission des valeurs, le parrainage, l’insertion et la formation, l’emploi des quinquas, la solidarité et la santé, l’habitat et l’environnement, les nouvelles technologies, la vie associative, la citoyenneté …
Pour cela ALERTES privilégie les initiatives qui s’adressent à toutes les générations et pas seulement les actions entre personnes très âgées et petits enfants.


QUELQUES ENJEUX ET PROPOSITIONS :


1 – SE RENCONTRER, SE PARLER
Dans le but de favoriser une mixité des âges et de combattre les préjugés, il est nécessaire de ne pas rester qu’entre soi, les gens du même âge, et de favoriser les occasions de rencontre avec d’autres générations pour pouvoir se connaître, se parler, se comprendre mieux, ne pas avoir peur les uns des autres , s’estimer même, pour mieux vivre ensemble.
Les fêtes sont de bonnes occasions. La Fête des voisins est une idée simple facile à réaliser (un apéritif improvisé au bas de l’immeuble une fois par an). Les Cafés des âges proposée par ALERTES permettent d’engager des discussions plus profondes.

2 – AVOIR DES ACTIVITES, DES PROJETS COMMUNS
Chants, Musique, Sports, Soutien scolaire …
Dans les Bibliothèques, Maisons de quartier et autres espaces collectifs aménager et mettre en place des possibilités de « faire ensemble quelque soit l’âge » des ateliers récréatifs divers : cuisine, peinture, couture/tricot, montage de spectacles, sorties, photos (dès 10 ans les enfants savent faire de beaux montages en numérique !).
A MASSACAN des retraités immigrés et des jeunes de la MJC Allobroges vont aller une semaine ensemble construire un cabanon dans le centre de vacances de la ville de Grenoble.
L’écologie et le développement durable sont des domaines qui parlent aux plus jeunes.

3 - ACCEPTER ET RESPECTER NOS DIFFERENCES
Dans le lien on est 2, dans la transmission aussi.
Est-ce que je pense à mon interlocuteur, savoir là où il est dans sa tête, ce qui le préoccupe ? Est-ce que je me soucie de parler une langue que les autres comprennent ?
Le langage, c’est une affaire difficile ; l’écoute et le respect aussi.

4 – REFLECHIR AUX LOGEMENTS ET AUX VILLES DE DEMAIN
Certaines Communes ont organisé des expositions sur l’évolution de l’habitat. A cette occasion s’est posée la question intéressante de concevoir quartiers, immeubles et logements dans une perspective intergénérationnelle. Multiplier les équipements légers qui favorisent les rencontres : places et bancs publics, mini espaces verts…
L’expérience de DIGI (Domicile Inter-Générations Isérois) qui organise des cohabitations entre personne âgée et étudiant(te) est très intéressante car elle permet à la fois de réduire l’isolement des personnes âgées et les difficultés de logements des étudiants.
D’autres projets intergénérations sont en cours dans plusieurs communes de l’Isère et en France comme le quartier de St Apollinaire près de Dijon.
Développer des projets d’urbanisme qui rapprochent et lient les générations mérite d’être envisagé dans le cadre de la politique de la Ville.
ALERTES organise les 18 et 19 juin 2009 un colloque « VIEILLIR ET HABITER AUTREMENT DANS LA CITE : inventer demain entre générations solidaires. »

5 – MAINTENIR LA SOLIDARITE NATIONALE INTERGENERATIONNELLE
Le contrat national de solidarité sociale entre les générations est hérité pour l’essentiel de 1945, après la seconde guerre mondiale, avec la création du système de sécurité sociale pour les retraites, la protection de la maladie et des accidents du travail et les allocations pour les familles.
Avec les 30 années glorieuses de l’économie la situation financière des retraités s’est améliorée, tandis que certaines parties des plus jeunes générations vivent des situations de salariés pauvres, de chômage ou d’insertion difficile dans l’entreprise pour les plus jeunes dans un monde devenu beaucoup plus inégalitaire.
Nous pouvons entendre des propos comme : « les retraités sont riches », « les chômeurs (ou les jeunes) sont des assistés » visant à opposer les catégories d’âges les unes contre les autres et à réduire les formes de solidarité entre générations, prélude à une « guerre des âges ».
Les générations plus jeunes ne seront pas dans la même situation que les retraités actuels, mais la pauvreté de 1945 n’a pas empêché d’inventer des formules de solidarité que beaucoup de pays dans le monde nous envient.
ALERTES appelle à porter une attention toute particulière à ces questions les plus lourdes qui concernent le nécessaire engagement de solidarité morale entre générations, comme l’emploi, le logement, les retraites, la santé, en tenant compte des points de vue des autres générations.

6 –TRANSMETTRE SON EXPERIENCE DE VIE
Ce sera notre dernier point, NOTRE REFLEXION DE FOND
qui s’appuiera sur une récente Conférence de Catherine GUCHER à l’assemblée générale du Comité de Liaison des Associations de Retraités Grenoblois :



V - QUELS PLACE ET ROLE DES RETRAITES DANS LA SOCIETE ?
et qu’est-ce qu’ils ont envie de transmettre ?

La retraite c’est parfois maintenant 30 ans devant soi,
1/3 de la vie pour certains, peut-être bientôt plus que le temps de la vie professionnelle, avec au bout un moment de vérité, faire un bilan. Qu’est-ce qu’on peut et veut laisser après soi ?

Les dernières enquêtes montrent que les attentes des retraités sont différentes, qu’il n’y a pas unanimité. On peut distinguer différents profils :
 - Certains sont centrés sur leurs loisirs : culture, sport, voyages,
 - D’autres plus autour du repos, la « retraite » après un travail dur, souvent manuel,
 - La famille et les amis, petits enfants, présences et amis,
 - Une retraite repli, difficile, dépressive, difficulté d’aller à la rencontre de l’autre, de renouveler ses relations après son activité professionnelle, 
 - Une vie organisé autour de l’engagement : politique, syndical, associatif, voisinage (vigie).
Parfois ces profils s’enchevêtrent.

Alors pourquoi participer à la vie de la société ?
— Pour exister, être reconnu,
— Apporter sa pierre à l’édifice commun,
— Pour lutter contre la solitude, rester en lien,
— Faire œuvre commune de solidarité et d’humanisme,
— Et aussi participer pour transmettre et laisser quelque chose de durable (des valeurs, une manière de vivre, des idéaux …)

Quelle peut être la place des retraités ?
— Le témoignage. Il suffit d’être dans le dialogue,
— Faire le lien entre le passé et le futur,
— Rappeler que toute existence à une fin.
Les aspects pratiques :
— Le retraité apporte de la présence, avec de la disponibilité,
— Cela permet de tisser des liens avec des plus jeunes : Être des tisseurs de liens.
Quelques conditions pour cela :
— S’ouvrir, laisser tomber les barrières de l’âge,
— Accepter les jeunes retraités avec des envies et des rôles peut-être différents. A-t-on toujours envie de mettre ses pieds dans les pantoufles de ceux qui nous ont précédé ?

Osera-t-on se poser une question comme « quelle ouverture a-t-on avec des personnes en grandes difficultés sociales ? »
— par des activités bénévoles, solidaires : soutien scolaire, lire et faire lire, parrainage de recherche d’emploi, restos du coeur, engagements …
— par la rencontre des clubs avec des gens en établissements, des personnes âgées isolées ou avec des personnes handicapées ?

Qu’est-ce que j’ai reçu des autres ? de qui ?
Nous avons tous reçu des choses du scolaire, du professionnel, du social, … qui nous ont permis de faire notre parcours. Quelle réciprocité ? pour réfléchir à ce que l’on sait faire, ce que l’on peut apporter. Nous sommes dans un système d’interdépendance.
Le drame de la grande vieillesse, c’est quand on ne leur reconnaît plus de rôle, de droit à participer à l’oeuvre commune, à exister pour donner sens à l’édifice commun,
Lorsqu’on leur nie jusqu’à leurs derniers savoirs êtres : gentillesse, générosité, sourire, espérance dans les autres, désir de bien PASSER LE RELAIS jusqu’au bout.



EN CONCLUSION :

Nous avons essayé ce soir de prendre conscience de ces questions d’intergénération,
Poser des enjeux, Proposer quelques pistes de réponses, pour construire chacun ensuite individuellement et collectivement ce VIVRE ENSEMBLE à Eybens aujourd’hui.
Car vous n’êtes pas seul, l’OMR existe ! Pas un OMR replié en guetto des âges pour les anciens, mais un OMR ouvert, chaleureux à la relation avec les autres générations et aux 2 générations de retraités.
Qu’est-ce que notre association peut apporter de mieux pour vivre dans la ville ?

Je voudrais terminer par cette phrase de Serge GUERIN dans son livre très récent « La société des seniors » :
« Si cette révolution silencieuse pose de multiple interrogations concernant par exemple le financement des retraites ou la prise encharge du très grand âge, elle ouvre aussi un large champ d’opportunités pour une société plus humaine.
Certains changements sont déjà à l’œuvre dans nos modes de vie, mais aussi dans les relations intergénérationnelles, l’organisation de la ville ou encore au sein des familles.
D’autres bouleversements politiques, culturels, économiques et sociaux sont inéluctables.
Les seniors sont l’avenir : autant s’y préparer. »





DEBAT

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