Allô Maltraitance des Personnes Āgées
04 76 84 06 05
ALMA-Isère est une association loi 1901 affiliée à la fédération ALMA-France qui regroupe une cinquantaine de centres d’écoute départementaux en France. Fondée en 1994, ALMA poursuit les objectifs suivants :
- Écouter : ALMA lève le voile du silence par l’écoute des personnes âgées maltraitées, mais aussi des familles et des professionnels.
- Conseiller, Orienter : chaque appel fait l’objet d’une étude et s’il le faut d’un suivi.
- Former, informer : à partir des données recueillies depuis plus de dix ans, ALMA développe la connaissance et la prévention de la maltraitance par l’information et la sensibilisation des professionnels et du public.
Afin de réaliser ces objectifs ALMA-Isère met en place des permanences d’écoute téléphonique.
Les « écoutants » sont des personnes bénévoles formées à cette fonction d’écoute dont on sait le rôle et l’importance dans les situations de détresse. Les écoutants recueillent les données et constituent les dossiers.
Les « référents » sont des professionnels actifs ou retraités du secteur gérontologique qui assurent un suivi par le conseil et l’orientation. ALMA-Isèreapporte une aide sans se substituer ni à l’appelant ni aux différents intervenants et services compétents. Les situations sont analysées de façon pluridisciplinaire en tenant compte de l’environnement humain, familial, économique.
Des actions de formation et de sensibilisation sont proposées à destination notamment des instituts de formation, des professionnels des établissements sanitaires et sociaux, des intervenants à domicile.
Le « Comité Technique de Pilotage »rassemble des professionnels des domaines social, médical, psychologique et juridique et des représentants d’association. Il se réunit environ 4 fois par an et ses membres acceptent d’être consultés pour avis dans les situations qu’ALMA-Isèreest appelé à suivre.
ALMA-Isère remplit sa mission en respectant
les principes de la charte d’éthique :
- Gratuité de ses services.
- Respect de la confidentialité quant aux informations reçues.
- Impartialité des écoutants et référents.
- Respect du droit de la personne âgée à son libre-arbitre et à sa dignité.
« La Violence se caractérise par tout ACTE ou OMISSION commis par une personne s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière ».
Conseil de l’Europe, 1987
LES DIFFERENTS TYPES DE MALTRAITANCE
En 2006, ALMA Isère a reçu 207 appels, soit l’ouverture de 63 dossiers de maltraitance. Selon les informations recueillies par les 50 centres d’écoute ALMA, la maltraitance, à domicile (60% des cas), ou en établissement (40%) peut se manifester par :
- des maltraitances physiques :coups, abus sexuels, bousculades, contentions physiques abusives,…
- des maltraitances psychologiques : humiliations, infantilisation, injures, indifférences,…
- des maltraitances financières :extorsions de fonds, vols, économies abusives, …
- des maltraitances médicamenteuses :excès ou privations de médicaments, soins inadéquats,…
- des atteintes à la liberté : enfermements, interdictions de visite, placements sans consentement,…
- des négligences par manque des aides indispensables à la vie quotidienne (aide au repas, à la toilette et alimentation inappropriée) qui risquent d’aggraver la dépendance. Des négligences qui blessent la dignité de la personne âgée : linge perdu, protections urinaires imposées,...
LES « AUTEURS » ET LES « VICTIMES »
- Les « auteurs » des maltraitances sont souvent des proches de la « victime », parents ou professionnels qui la côtoient régulièrement. La personne maltraitante l’est parfois devenue au fil du temps, de l’épuisement, des changements de la personne dont elle s’occupe.
On ne naît pas maltraitant, mais on peut le devenir !! Alors soyons vigilants !
- Les personnes âgées vulnérables, comme toutes les « victimes » de maltraitance ne se reconnaissent pas facilement comme telles. Elles se sentent plutôt coupables d’être un poids, d’engendrer des comportements violents, et de les accepter. Beaucoup n’osent pas se plaindre par peur d’aggraver la situation, mais aussi par honte de leur impuissance à réagir.
Les premiers pas d’une « victime » vers l’expression d’une plainte sont toujours douloureux
Les facteurs de risques sont des situations qui favorisent l’apparition de la maltraitance.
En lien avec le vieillissement, avec l’augmentation de la fragilité, de la vulnérabilité et de la dépendance, ce sont notamment :
- les relations familiales difficiles et conflictuelles,
- les problèmes sociaux et/ou financiers,
- l’épuisement des aidants familiaux ou professionnels,
- le manque de formation et d’information sur les moyens d’aide, et les bonnes pratiques professionnelles,
- et toujours le manque de communication et d’écoute.
Leur présence ne veut pas dire qu’il y a maltraitance mais invite à la vigilance
QUE FAIRE EN CAS DE MALTRAITANCE ?
- En cas de maltraitance physique (mauvais traitements ou privations), le Code pénal prévoit des sanctions (amendes, peines d’emprisonnement) à l’encontre de l’auteur de ces actes.
En outre les personnes qui ont connaissance de tels faits ont une obligation de signalement aux autorités (art 434.3 du Code pénal) sous peine de sanctions (amendes, peines d’emprisonnement) si la victime n’est pas en mesure de se protéger elle-même, notamment en raison de son âge.
Dans de telles situations, les règles sanctionnant les violations du secret professionnel ne s’appliquent pas (art 226.14 du Code pénal).
Pour répondre à l’obligation légale de signalement de façon sûre et efficace, il est impératif de prendre préalablement l’avis de services compétents : associations (telles qu’ ALMA-Isère, AIV), avocats, etc.
A l’obligation de signalement s’ajoute celle de porter assistance (art 223.6 du Code pénal). En cas de péril pour la victime, chacun est tenu de prendre les mesures qui s’imposent.
- Dans les autres situations de maltraitance, parfois plus sournoises, mais tout autant sources de souffrance, les possibilités d’intervention sont diverses. Dans tous les cas, il convient de commencer par :
- écouter et observer la personne âgée : l’aider tout en respectant ses choix, évaluer le danger, apprécier la situation.
- écouter, et aider aussi le maltraitant, maintenir les liens.
- écouter l’entourage : ne pas rester seul, partager, s’informer.
- rechercher le regard neutre d’un tiers : pour avoir un bilan qui tienne compte des différents éléments (médical, social, juridique, financier, psychologique…).
- prendre le temps.
- ne pas agir seul (e).
Connaître et s’informer sur les réalités de la maltraitance.
- Être vigilant sur ses propres pratiques.
- Échanger avec d’autres sur les obstacles, les situations, et les pratiques à risque, les recherches de solution.
- Écouter l’autre et le reconnaître dans ses difficultés et son histoire, qu’il soit soigné ou soignant.
- Se former.
Documentation à disposition : bibliographies, statistiques, et autres documents ALMA.
Formation et sensibilisation à ALMA Isère :
Contactez ALMA Isère et demandez le livret de formation 2007.
Bulletin ALMA Isère :
N°1 Le Silence des victimes.
N°2 Qu’entendons nous à ALMA Isère : statistiques 2004.
N°3 L’aide aux aidants familiaux.
N°4 L’alimentation : du plaisir de bouche à la malnutrition (courant 2007).
Nos moyens en 2006 :
Budget de 17.000 € ≈ financé par des subventions de : Conseil Général de l’Isère, État, CRAM, Prémalliance, AVA, communes de l’Isère, cotisations et dons..
ALMA Isère c’est 10 bénévoles (1 600 heures/an) et une coordinatrice (12 heures/par semaine).
ALMA Isère
BP 26
38 320 EYBENS
Tel : 04 76 84 06 05
E-mail : alma.isere@free.fr
ligne administrative : 04 76 24 09 16
Permanences téléphoniques :
Mercredi 9h30 à 12h30
Jeudi 13h30 à16h30
(En dehors de ces permanences, laissez un message
nous vous rappellerons)